Consulter son ostéopathe après la pose d’une prothèse ?

On vous a posé une prothèse totale de hanche ou de genou il y a quelques mois et les douleurs persistent malgré la rééducation ? L’ostéopathie est particulièrement indiquée dans les suites d’une chirurgie orthopédique et la pose d’une prothèse.

Pourquoi mettre une prothèse orthopédique ?

Il existe 2 types de prothèses orthopédiques :

  • les prothèses externes : elles remplacent un membre amputé ou absent de naissance (agénésie);
  • les prothèses internes : elles remplacent des articulations usées et peu mobiles, ce sont des prothèses articulaires.

Nous nous intéresserons ici aux prothèses articulaires uniquement. L’intervention chirurgicale qui consiste à poser une prothèse articulaire se nomme arthroplastie. Le chirurgien décide de la pose d’une prothèse totale ou partielle, lorsque l’articulation, et plus précisément le cartilage articulaire, est trop usée (fracture, arthrose, maladies inflammatoires des articulations comme l’arthrite) et que la douleur est trop importante. L’opération est bien souvent décidée après des années, lorsque la perte de motricité de l’articulation est devenue handicapante.

À quelles articulations peut-on mettre une prothèse ?

Les arthroplasties les plus fréquentes sont les prothèses de hanche et de genou, mais il est aussi tout à fait possible de mettre des prothèses d’épaule, de cheville, de coude, et même de poignet ! Vous pouvez consulter un ostéopathe pour toutes ces interventions. Il faudra tout de même attendre au minimum quelques semaines à plusieurs mois avant de consulter en ostéopathie.

Quels sont les bienfaits de l’ostéopathie après la pose d’une prothèse ?

Consulter un ostéopathe après avoir subi une arthroplastie permettra de soulager les douleurs post-opératoires qui peuvent être persistantes. Ce travail est complémentaire de celui du kinésithérapeute, qui se concentrera principalement sur la récupération d’une bonne amplitude articulaire et sur le renforcement musculaire autour de l’articulation. Pour en savoir plus, vous pouvez consulter notre article Quelle est la différence entre un Ostéopathe et un Kinésithérapeute ?

L’ostéopathe travaillera aussi à distance de l’articulation, sur les compensations que le corps mettra en place suite à une telle intervention. Prenons le cas d’une prothèse de genou : la façon dont le pied se posera au sol sera modifiée, et le bassin compensera aussi la nouvelle articulation. L’ostéopathie équilibrera l’ensemble du corps, afin d’intégrer au mieux la nouvelle articulation. Cela permettra aussi d’éviter des blocages ultérieurs, notamment au niveau des lombaires.

Comment agit l’ostéopathe dans le cas de pose d’une prothèse orthopédique ?

Tout d’abord, il n’y a aucun risque de déceler la nouvelle articulation. L’ostéopathe n’emploiera que des techniques adaptées à votre corps et à vos articulations. Ainsi, les mouvements effectués respecteront les limites articulaires dues à la prothèse. Il travaillera sur l’élasticité des cicatrices, sur la mobilité de l’articulation, souvent grâce à des techniques tissulaires, mais aussi sur l’os lui-même, grâce à des techniques spécifiques appelées « intra-osseux ».

Quelques conseils de votre ostéopathe

Avant la prothèse

  • Avant de penser à la prothèse, consultez votre ostéopathe. Certes, il ne pourra pas réparer une articulation usée, mais il pourra vous soulager. Remplacer une articulation n’est pas anodin et des risques chirurgicaux sont toujours présents, bien que les poses de prothèse de hanche ou de genou soient très fréquemment effectuées.
  • Privilégiez une alimentation équilibrée et évitez les aliments qui vont augmenter l’inflammation de vos articulations.
  • Continuez de pratiquer une activité physique régulière, et un suivi en kinésithérapie, afin de garder une bonne masse musculaire et une bonne amplitude articulaire, qui seront très utiles après l’intervention.

Après la chirurgie

  • Évitez les mouvements et les activités qui vont forcer sur l’articulation remplacée pendant quelques mois. Il est important de respecter le temps de convalescence, afin de ne pas risquer de luxer la prothèse.
  • Ne négligez pas la rééducation, mais ne forcez pas trop non plus : elle doit être progressive.
  • Massez la cicatrice avec de l’huile végétale (huile d’amande douce, etc.), afin qu’elle reste souple et qu’elle n’adhère pas.

 

 

 

Source/ oosteo

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